Organisation syndicale (CFE-CGC) - la représentativité

Publié le par Union Locale CFE CGC de RENNES (35)

Bernard van Craeynest (CFE-CGC) insiste sur la nécessaire création d'une « troisième force » syndicale

Source AEF.info 

« Ne nous leurrons pas en considérant que [notre caractère catégoriel] est notre sésame de survie ad vitam aeternam. » Bernard van Craeynest, président de la CFE-CGC, reste persuadé que l'avenir de la confédération de l'encadrement passe par la création d'un « troisième pôle syndical ». Et c'est pour « pousser plus avant ce débat », qu'il est candidat à sa succession en vue du 34ème congrès de la CFE-CGC qui se tient du 17 au 19 février 2010 à Reims. C'est ce qu'il explique lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 22 septembre 2009. Toutefois, cette candidature à un troisième mandat, doit encore être validée par la fédération de la métallurgie dont Bernard van Craeynest est issu. Pour l'heure, la décision du comité directeur de cette fédération, qui se réunit le 15 octobre prochain, reste incertaine.

A plusieurs reprises, la possibilité d'une autre candidature a été évoquée en interne. Ce matin encore, « Les Échos » indiquaient qu'une partie de la fédération de la métallurgie CFE-CGC privilégie la désignation des son président, Gabriel Artero. Ce dernier, également présent lors de la conférence de presse de rentrée confédérale, n'infirme ni ne confirme : « ce n'est pas le sujet pour l'instant ».

Bien que contesté en interne, Bernard van Craeynest se veut rassembleur. Il assure ainsi ne pas vouloir « régler des comptes » et mise sur son bilan : « Je suis fier de ce que j'ai fait depuis quatre ans. » Il se félicite en particulier de ce que la CFE-CGC a repris la première place dans le collège encadrement lors des élections prud'homales de décembre 2008, ou encore de la « progression des adhésions ». « La CFE-CGC fête son soixante-cinquième anniversaire au mois d'octobre. C'est le point de départ pour une nouvelle vie que je souhaite la plus dynamique possible », poursuit Bernard van Craeynest, qui compte, à cet effet, oeuvrer au rapprochement avec d'autres forces syndicales.

DIALOGUE INTERSYNDICAL

« On ne peut pas laisser à terme, face à face, les seules CFDT et CGT », soutient Bernard van Craeynest. La loi du 20 août 2008 qui réforme les règles de représentativité et de dialogue social « impacte tout le monde. L'avenir n'est écrit nulle part. Déjà, l'on voit dans les entreprises moins d'acteurs autour de la table. N'attendons pas d'être au pied du mur. »

Alors que son projet de rapprochement avec l'Unsa a été abandonné en mars 2009 au profit d'un projet confédéral visant à créer « un nouveau paysage syndical » (AEF n°110641), Bernard van Craeynest met en garde quant au risque de faire « d'un potentiel allié un nouvel adversaire ». Et insiste sur la « nécessité de dialoguer avec les autres organisations ». « Même Jean-Claude Mailly [secrétaire général de Force ouvrière] ne reste pas les deux pieds dans le même sabot et essaie de faire en sorte d'être au centre de cette troisième force. »
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